“L’effondrement des taux des obligations d’Etat européennes est une dangereuse anomalie”

En dépit d'(d e ) (à l’exception celebrated de celle l’Allemagne), les taux d’intérêt des responsibilities d’Etat baissent drastiquement, y compris en Italie et en Grèce. Une véritable anomalie au respect de l’incapacité p réduire durablement la dette publique et des nombreux risques qui pèsent sur l’avenir économique et politique de la zone euro. Le pire est que cette baisse des taux, qui s’apparente and à une”descente aux enfers” qu’à un mouvement salutaire, incite les Etats européens déjà surendettés à continuer d’augmenter leur dette: pourquoi se gêner: les taux d’intérêtn’ont jamais été aussi bas, autant en profiter! Il s’agit donc bien là d’un”aléa ethical”, qui est tel que, grâce à la defense de la zone euro et de la BCE, la dette publique continue d’augmenter en dépit du bon sens. Automobile, ne l’oublions pas: il faudra forcément finir par payer tous ces excès.

Et c’est bien là que le bât blesse, car si la probabilité p défaut d’un Etat occidental dans les dix prochaines années est relativement faible (excepté peut-être pour l’Italie), celle de la remontée des taux d’intérêt à long terme à ce même horizon est beaucoup and élevée, rendant donc inévitables des moins-values conséquentes sur les placements obligataires (les duties ). Autrement dit, en dépit p l’aveuglement collectif, depuis les investisseurs chevronnés jusqu’aux petits épargnants en passant par la BCE, je continue de défendre que des taux d’intérêt des obligations de l’Etat français, mais aussi de l’ensemble des pays de la zone euro, aussi bas ne sont pas normaux.

Pour le comprendre, il suffit simplement de se rappeler le principe de la creation des taux d’intérêt à long terme. Théoriquement, ces derniers correspondent effectivement aux taux d’intérêt à court terme auxquels on ajoute deux types de composants. Primo, le coût d’opportunité du prêt (c’est-à-dire du renoncement p ses liquidités à court terme, ce coût étant positivement corrélé à l’échéance du prêt: also on prête longtemps, also ce coût augmente).

Secundo, des primes de risque. Ces dernières sont notamment relatives aux viewpoints d’inflationnotamment de croissance, de déficit people et à la crédibilité des Etats. Aujourd’hui, si les primes de risque liées à l’inflation et à l’activité économique sont faibles, celles des déficits publics et de la crédibilité des Etats sont nettement positives. De plus, si le risque d’hyperinflation est proche de zéro, le retour d’une inflation autour des 2 percent paraît inévitable à moyen terme. Dans ce cadre, le niveau théorique du taux d’intérêt à dix ans des obligations de l’Etat français se situe autour des 2 percent. C’est dire l’ampleur p la bulle (actuellement, le rendement p l’emprunt d’Etat français à 10 ans est p -0,4 percent, NDLR).

Certes, la faiblesse actuelle des taux à long terme peut en partie se justifier par les liquidités abondantes et gratuites fournies par de nombreuses banques centrales. Mais là aussi, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? En effet, en achetant des responsibilities d’Etat, les investisseurs prennent des risques élevés mais ne reçoivent que des rendements faibles. Cela affecte d’ailleurs négativement le compte d’exploitation p beaucoup d’institutions financières, et notamment des banques, dont les cours boursiers risquent p connaître des déconvenues assez rapidement.

Nous assistons là à la réciproque de la crise des subprimes. Mais, en pire ! Automobile à l’époque, les risques étaient élevés mais les rendements aussi. Aujourd’hui, les risques sont forts, mais les rendements faibles. Autrement dit, nous n’avons ni le beurre, ni l’argent du beurre… et en plus il faut payer ! Encore plus tomb, lorsque les taux à long terme remonteront, les moins-values obligataires grèveront les résultats des banques, compagnies d’assurance et autres caisses de retraite, qui auront alors bien du mal à assainir leurs comptes.

“Qu’à cela ne tienne !” , diront les partisans de la bulle obligataire, rappelant le fameux adage “les marchés ont toujours raison”. Seulement voilà, ils ont toujours raison à l’instant t, mais ratent souvent le virage du retournement. Cela s’watch malheureusement dans toutes les stages de bulle, expliquant level là même que la majorité des prévisionnistes et des investisseurs ne parvient pas à anticiper l’avènement des crises. Cela s’est observé en route 2000-2001, en 2007-2008, en 2015, en 2018 et s’see de nouveau aujourd’hui.

En conclusion, en dépit du consensus et des pressions en tout genre, refusons de tomber dans le piège du suivisme et du politiquement correct. Oui, des taux d’intérêt des obligations de l’Etat français négatifs ou proches p zéro sont anormaux! Et that a fortiori pour ceux p l’Espagneou de l’Italie ou de la Grèce, qui, pour ces deux derniers,n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de PIB p 2008.

Non, il ne faut pas profiter de cette anomalie pour creuser les déficits publics et augmenter la dette ! Non, il ne faut pas acheter des duties d’Etat qui ne rapportent rien en se disant que cen’est finalement pas si mal! Et, si, malgré ces remarques de bon sens, certains préfèrent encore acheter des obligations des Etats français et eurolandais, il ne faudra pas venir se plaindre lorsque le krach obligataire s’installera…

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