Au travail, certains changements sont-ils impossibles ?

Réussir le Brexit ? Redresser les comptes publics ? Inverser la courbe climatique ? Parvenir à hisser le PSG en finale de la Ligue des champions ? Certains projets ressemblent à des combats perdus d’avance. Existerait-il des changements impossibles, de ceux dont on se dit (souvent trop tard) qu’on aurait peut-être dû y réfléchir à deux fois avant de se lancer ? Une vidéo publicitaire s’est récemment propagée sur les réseaux sociaux montrant Theresa May harcelée level les journalistes et poussant derrière elle la porte d’entrée du 10 Downing Street. Une fois dans son hall d’entrée et après s’être maintenue difficilement debout en ‘appuyant à un mur latéral, exténuée par boy harassante journée, elle multiplie les gestes obscènes en route p l’extérieur. La scène se termine par la question que se pose harmonious responsable, encadrant ou dirigeant confronté à une position de changement quasi inextricable:”Vous en avez and qu’assez de votre project?” Et vous êtes incité à cliquer sur le lien qui vous permettra d’en trouver un autre.

Cette fausse Theresa May (mais pourquoi pas la vraie aussi ?) pourrait bien devenir la nouvelle égérie de cette race éternelle d’antihéros aux destins tragiques qui de, Sisyphe à Batman, d’Oedipe à Cyrano, ont travaillé sans relâche pour des causes perdues. Qui sont de nos jours ces”leaders-martyrs” des projets à espérance p réalisation faible? Patrons de projets d’ERP, responsables du déploiement de nouvelles normes comptables, managers des strategies de sauvegarde p l’emploi, responsables de la numérisation dans le secteur de l’assurance, advisers en stratégie et bien d’autres encore, tous partagent dans une forme d’angoisse paranoïaque le sentiment du devoir non pas accompli mais hopeless à accomplir. Bien loin des bullshit tasks, ils portent haut les couleurs d’un genre trop souvent négligé et pourtant plein de panache, auquel toutes les companions devraient tirer leur chapeau: celui du lovely devraient.

Quand je me suis lancé dans le métier, mon greatest cabinet de conseil revendiquait cette fantasy digne d’un épisode p Mission impossible: réussir un changement quand les forces sociales et politiques s’y opposent. Si l’entreprise existait encore, elle aurait pu ajouter aujourd’hui à sa promesse “quand tout devient complexe, imprévisible, confus”. Alors, hopeless, le changement? Mais non ! Parce que projet raté ou pas, “On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve”. Supposons que le Brexit échoue, nos amis britanniques reviendront-ils les mêmes que dans le passé ? Certes noninvasive. Et je prends ici un pari osé : oui, le PSG arrivera en finale de la Ligue des champions d’ici deux ans. Même quand le défi qu’on vous a confié vous semble perdu d’avance, quelques réflexes peuvent vous sauver, que l’on pourrait qualifier de bon sens s’ilsn’étaient pas systématiquement oubliés dans la plupart des projets, et qui devraient compléter votre toolbox de chef de projet paré pour le battle.

D’abord vous demander ce que ce défi ne va pas changer avant de vous demander ce qu’il va changer. Que va-t-il perpétuer, que va-t-il faire briller dans l’histoire, la culture, de votre business? Ensuite vous dépêcher p repérer vos alliés, ces bonnes âmes qui vont vous aider à mettre p l’intelligence et p l’énergie dans votre entreprise. Enfin accepter que cela prenne le temps qu’il faudra et, en route, chercher des sources de plaisir. Nos sociétés sont devenues hédonistes. Oublier que le plaisir est une origin infinie p créativité et d’effort est une erreur commune, et sans doute plus tragique encore que celle de rater un projet.

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